Des solutions "clés en mains" au juste prix

XMAINTGMAO

 

Une gamme évolutive pour toutes les activités.

Bois - Papiers -Textiles

Pharma- Chimie

Plastiques - Métaux

Agroalimentaire

Habitat - Hôtels

Infrastructures

Prestataires

Santé - Public

Quelque soit votre budget,

il y a toujours une solution XMAINT

 

15 € HT/mois

1 user + 1 demandeur

1 490 € HT

Pack Standard

3 990 € HT

Pack Standard

 

Quelque soit votre activité

Gagnez entre 25% et 30 %

sur vos coûts de maintenance

mais pas uniquement ...

Quels sont les bénéfices obtenus avec la mise en place d'une GMAO ?

Connaitre vos Equipements
 
Inventoriez vos équipements, et classez-les facilement dans une arborescence.

Etre réactif
 
Gérez les demandes d'interventions, créez des bons de travaux.

Organiser
 
Le planning est la clé d'une bonne gestion de la maintenance.

Optimiser
 
Gérez vos stocks et vos achats suivez vos contrats de prestations.

 

Prévoir
 
Planifiez vos travaux préventifs, et vos actions de contrôles périodiques. 

 

Analyser - Compter - Décider
 
Vous disposez d'analyses techniques et financières. 

La fonction principale d'un logiciel de GMAO tel que Xmaint, est d'assister les services maintenance des entreprises dans leur mission.

Une GMAO est également très utile pour les autres services de l'entreprise, comme l'exploitation ou la production et la direction financière ou générale de l'entreprise.

Les fonctions d'un logiciel de GMAO

Gestion des équipements inventaire des moyens de production, des bâtiments, véhicules, réseaux, ordinateurs ...

Gestion de la maintenance selon trois grandes familles:

 

  1. La maintenance corrective ou curative

  2. La maintenance préventive

  3. La maintenance demandée

Gestion et préparation des travaux de maintenance

Préparation des opérations de maintenance.

Gestion des stocks

Magasins, quantités, catalogue fournisseurs.

Gestion des achats

De pièces détachées ou de services.

Gestion des coûts et budget

Indicateurs clés de performance

KPI (key performance indicators)

Gestion électronique des documents

Une description complète et technique de l'ensemble des équipements mis à la disposition des techniciens de maintenance. 

Par exemple le suivi de certaines réglementations (ATEX dans l'industrie, contrôle technique de véhicule, matériovigilance dans les hôpitaux…), ou la gestion de certains processus métiers liés aux équipements (suivi des consommations dans les hôtels et collectivités, gestion des plans dans le bâtiment…)

L'apport de ces fonctionnalités permet de se rapprocher du concept de gestion des biens d'équipement appelé aussi Gestion des Actifs.

La GMAO permet de centraliser toutes les données de maintenance de l’entreprise, et ainsi de faciliter la communication entre le service de maintenance et les différents services de l’entreprise ou encore avec des prestataires externes.

Le logiciel de GMAO (Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur) jouera le rôle de de mise en relation avec les différents professionnels de maintenance.

Informatiser sa maintenance, les enjeux.

Connaître ses propres équipements

 

Le logiciel de GMAO (Gestion de maintenance Assistée par Ordinateur) permet de répertorier tous les équipements (machines, systèmes techniques, bâtiments,…) de l’entreprise et de les présenter de façon à ce qu’ils soient facilement consultables.

On maintiendra bien ce que l’on connaît bien !

 

Penser aux actions de maintenance systématiques

 

Ce sont très souvent des actions de contrôle ou de maintenance préventive.

Le logiciel de GMAO (Gestion de maintenance Assistée par Ordinateur) permettra de référencer ces travaux, de les présenter au bon moment pour anticiper et prévoir la charge de travail.

Aider les intervenants de maintenance

 

La GMAO permet de mettre à la disposition du technicien

  • Les références des pièces sur l’équipement et leur disponibilité en stock

  • Les coordonnées des fournisseurs susceptibles de fournir la pièce ou de réaliser l’intervention.

  • Les documentations techniques, plans, schémas et informations diverses sur l’équipement.

  • Et toutes les informations qui peuvent lui être utiles pour réaliser son intervention

Une gestion des stocks plus fine

 

Le logiciel de GMAO permet aussi de diminuer sensiblement la valeur du stock en ajustant les niveaux nécessaires et en délocalisant le stockage des pièces non-vitales chez le fournisseur.

 

C’est aussi une aide pour l’optimisation des achats.

Un contrôle et un suivi plus précis des prestations

 

  • Mise à disposition rapide du contenu et du périmètre d’un contrat

  • Détection des interventions réalisées hors contrat

  • Aide à la décision pour le passation d’un contrat

  • Bilans, analyses et comparaison des coûts.   

Mise en conformité - Normes Qualités

 

  • Traçabilité des interventions

  • Gestion des liens travaux à procédures établies

  • Fiches de vies des équipements

  • Normes ISO 9001

 

Toutes ces notions constituent le fondement même d’un logiciel de GMAO (Gestion de maintenance Assistée par Ordinateur).

Bénéfices qualitatifs

  • Plus d'anticipation des interventions de maintenance, donc plus de disponibilité des équipements.

  • Contribue à maintenir la motivation générale.

  • Transparence de l’activité maintenance

Bénéfices financiers

  • Meilleur suivi des coûts donc optimisation des ressources.

  • Un pilotage des budgets facilité par des analyses pertinentes

Ce qui rapporte en phase d'exploitation de la GMAO.
 

Lancer le plan de maintenance permet d'accroître le temps disponible pour les fonctions de préparation des travaux (méthodes) et pour les intervenants

 

Diminuer les coûts de stock et optimiser les achats

Analyser l'historique

Réagir plus vite et mieux

Prévoir l'avenir et concevoir les actions de progrès

Quelques études ont été réalisées pour quantifier les gains obtenus par l'utilisation d'une GMAO. l'AFIM (Association de ingénieurs de maintenance) en 2002 a synthétisé quelques chiffres pour l'industrie :

  • Réduction des temps de préparation pour les travaux - 20% à -30%

  • Réduction des temps d'intervention - 10 % à - 30%

  • Augmentation de la durée de vie de l'équipement jusqu'à 50%

  • Réduction de la valeur du stock de 10% à 20 %

  • Optimisation du cycle d'achat 5%

  • Optimisation des contrats de sous-traitance

  • Meilleure disponibilité des machines

  • Réduction des temps d'arrêt de production (environ 10%)

 

Peu d'études ont été réalisées sur les bénéfices obtenus par les sociétés tertiaires soit les infrastructures, gestion des bâtiments, hôtellerie et restauration, complexes touristiques de montagne et de bord de mer, ou de campagne, campings,  de routes, chemins, gestion des forets, et des complexes sportifs, stades, parc et jardins, prestataires de maintenance, les services après vente et le SAV, habitat, hôpitaux et cliniques, services hospitaliers, maisons de retraites, Ephad, mairies et communautés de communes comcom. Néanmoins les retours de utilisateurs sont unanimes et confirme la réelle utilité d'un suivi de maintenance avec un logiciel de GMAO simple et performant.  

La réussite de votre projet est directement liée à la simplicité de mise en oeuvre du logiciels de GMAO choisi par l'entreprise tertiaire ou industrielle.

XMAINGMAO est construit pour garantir des résultats rapidement avec un minimum d'investissements, tant pour l'achat ou la location de la licence que pour les formations et le conseil proposé à des tarifs très économiques. Sans avoir les désavantages du low cost les offres proposées commencent à partir de 15 € HT par mois.  

Quelques pistes pour réussir la mise en oeuvre de votre logiciel de GMAO

Démarrez dans les 60 jours.
 

Planifiez votre mise en oeuvre, et mettez tout en oeuvre pour que votre logiciel de GMAO et vos prestations soient organisées dans un délais court. Ceci evitéra l'effet de lassitude liée à une mise en oeuvre trop longue.

Décrivez vos besoins.
 

Ecrivez vos besoins réels dans un cahier des charges simple. Faites participer les autres services mais restez maîtres de votre projet.

Vérifiez l'organisation de votre service.
 

Pour que la mise en place d'une GMAO soit facile vérifiez que votre service est correctement organisé.

Faites les bons choix informatiques.
 

Soyez pragmatiques et ne cédez pas aux modes du moment. Tout le monde n'a pas forcément besoin de web, de cloud, et de mobilité. Une configuration classique se révèle souvent mieux adaptée et beaucoup plus simple à installer.

 

Estimez votre budget 
 

Vous avez ce que vous pouvez dépenser pour votre GMAO, choisissez une solution qui correspond à votre budget et prenez en compte que la somme prévue pour  logiciel ne représentera que 1/3 du budget global.

 

Motivez vos troupes.
La GMAO est participative et vos collaborateurs doivent tous y participer avec plaisir, veillez à ce qu'ils y trouvent bien leur compte.
Cherchez le retour sur investissement
Certains objectifs ne sont atteignables qu'avec une GMAO, trouvez ceux qui sont importants pour votre entreprise et fixez les gains à obtenir. 
  
Fixez une date pour la mise en place de votre GMAO.
Informez votre entourage que les choses vont changer à partir du ... Ceci vous engage et rendra concret le projet.    

Formation - Conseil

La formation est une étape essentielle de votre projet.

Elle doit être prendre en compte 3 éléments.

 

L'apprentissage des fonctions intrinsèques de XMAINTGMAO

L'atteinte des objectifs internes

Le niveau de connaissances des stagiaires

Nous proposons plusieurs types de formations qui vous permettront de répondre à cette contrainte tout en restant maître de votre budget.

 

Formation école

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 journées complètes de formation chaque mois, effectuées par un consultant GMAO.

Entraide et Partage d'expérience en petit groupe homogènes.

Formule conseillée pour XMAINT EVOLUTION et XMAINT PRO

Formation autonome

 

 

 

 

 

 

 

 

Avancez à votre rythme et choisissez vos priorités.

Suivez les tutoriels étapes par étapes en accès illimité et gratuit. 

Formule conseillée pour XMAINT EASI et XMAINT EVOLUTION

Formation - Conseil sur site

Offre totalement personnalisée permettant d'inclure

un plan d'accompagnement à la mise en place

 
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La maintenance dite tertiaire c’est quoi ?

 

Définition universelle : Ensemble des opérations visant à maintenir en conditions optimales les équipements contenus dans les bâtiments autres qu'agricoles (secteur primaire) et productifs (secteur secondaire)

 

De façon très générale les objectifs principaux sont :

  • Effectuer des opérations à caractère réglementaire dans le cadre de la sécurité des biens et  des personnes ;

  • Prolonger la durée de vie des équipements à un coût optimal ;

  • Maintenir l’efficacité énergétique des équipements ;

  • Assurer un confort prévu par le bâtiment aux usagers.

 

Bien que toujours dissociée de la maintenance industrielle les moyens utilisés pour atteindre ces objectifs sont semblables.

 

Dans tous les cas il faudra

  • Connaitre vos Equipements, les inventorier et les classer pour qu’ils soient facilement consultables.

  • Etre réactif, gérer les demandes d'interventions, créez des bons de travaux, assister les techniciens de maintenance dans leurs missions.

  • Organiser les intervention, un planning est la clé d'une bonne gestion de la maintenance.

  • Optimiser les ressources gérer vos stocks et vos achats suivre vos contrats de prestations et vos facturations 

  • Prévoir, anticiper et planifiez vos travaux préventifs, et vos actions de contrôles périodiques. 

  • Analyser - Compter – Décider  et disposer d'analyses techniques et financières.

  • Communiquer simplement et efficacement auprès de vos collaborateurs et clients.

 

Quelles sont les activités concernées et les bénéfices attendus par la mise en place de XMAINTGMAO

 

  • Centres commerciaux

  • Etablissements de santé, EHPAD

  • Centre de remise en forme, Thalassothérapie

  • Hotels et Restaurants

  • Centres de vacances, Camping

  • Ecoles et universités

  • Syndics et Bailleurs sociaux

  • Sociétés de maintenance (multi-techniques, ascenseurs, prestataires ; …)

  • Espaces verts

  • Nettoyages

  • Collectivités (Mairies, communautés de communes, Sivom …)

  • Incendie et sécurité

 

Les bénéficies quantifiables sont assez probants et méritent toute votre attention.

 

  • Réduction des temps de préparation pour les travaux de -20% à -30%

  • Réduction des temps d'intervention de -10 % à -30%

  • Augmentation de la durée de vie de l'équipement jusqu'à +50%

  • Réduction de la valeur du stock de -10% à -20 %

  • Optimisation du cycle d'achat

  • Optimisation des contrats de sous-traitance

  • Meilleure disponibilité des équipements

  • Réduction des temps d’indisponibilité (environ -10% à -30%)

 

D’autres retours sont aussi visibles sur des éléments moins mesurables mais tout aussi importants :

 

  • Plus d'anticipation des interventions de maintenance, donc mois de réalisations dans l’urgence.

  • Contribue à maintenir la motivation générale des équipes de maintenance.

  • Transparence de l’activité maintenance

  • Meilleur suivi des coûts et optimisation des ressources.

  • Un pilotage des budgets facilité par des analyses pertinentes

 

Bien sur ces mesures sont très variables d’une entreprise à l’autre mais dans tous les cas on constatera une amélioration significative d’au moins 3 ou 4 de ces indicateurs.

 

Parfois la mise en œuvre d’un logiciel de GMAO tel que XMAINT est aussi une excellente opportunité pour analyser et remettre en cause ou confirmer l’organisation interne d’un service.

 

Communiquer !

 

Dans les métiers du tertiaire l’utilisateur est au cœur du système. C’est lui qui va juger de la qualité des installations qui lui sont mises à disposition.

 

On constate que la perception de non-qualité perçu par les utilisateurs est  souvent le fait d’une communication défaillante des actions qui ont été menées pour garantir le bon fonctionnement des installations et des équipements.

 

  • Une demande a été bien prise en charge mais sans informer le demandeur.

  • Le travail a bien été réalisé mais l’utilisateur ne sait pas ce qui a été fait.

  • La facture est envoyée sans détail ni explications

  • L’implication du mainteneur est totale mais son action ne se voit pas.

  • Les précautions prises pour anticiper les actions de préventions et de sécurité sont existantes mais les utilisateurs ne les connaissent pas.

 

Cette situation est fréquente et liée au manque de temps et d’outils pour communiquer facilement sur ses propres actions de maintenance.

 

Sur ce point XMAINTGMAO sera un outil simple et performant pour faire connaitre vos actions et communiquer avec vos usagers. Pour chaque action réalisée, demande prise en compte, plan de maintenance, anticipation de contrôle, XMAINTGMAO vous permettra d’informer simplement et instantanément tout votre écosystème.

Ceci sans aucune action de plus, votre activité quotidienne habituelle deviendra visible.

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La maintenance industrielle, des concepts établis et validés depuis de nombreuses années !

Intéressantes réflexions sur la maintenance dans l'industrie.

Ils devraient être des " médecins ", ce sont encore trop souvent des " pompiers ". Si, ces dernières années, les industriels ont redoublé d'efforts pour améliorer la qualité, réduire les stocks et adapter leurs organisations au flux tendu, paradoxalement, ils ont quelque peu délaissé leurs services de maintenance. Même en matière de certification de la qualité, les normes ISO n'ont été modifiées, afin de mieux prendre en compte la maintenance, qu'il y a seulement deux ans. " On parle de qualité, mais on a un peu oublié les équipements. Dans les usines, le rendement global des équipements avoisine 40 % en moyenne. Ce qui signifie que 60 % des investissements incorporés dans les coûts de revient ne sont pas utilisés ", affirme Jean Bufferne, ingénieur consultant à l'Association de formation pour les industries de la Loire (Afil), un organisme qui gravite sur l'orbite du Syndicat métallurgique patronal de la Loire (SMPL). De fait, dans beaucoup d'usines, à la moindre panne, c'est la panique : l'opérateur prévient son chef d'atelier, qui appelle à la rescousse le service de la maintenance. A son tour, ce dernier dépêche en urgence un technicien pour réparer. Mais, le temps de dénicher un technicien disponible, de rassembler les outils nécessaires et de s'assurer que la pièce de rechange est en stock, c'est déjà une demi-heure d'arrêt de production. Sans compter que cette " méthode " trouve vite ses limites : " Cette non-efficience était coûteuse. Et il était démotivant, pour les agents de maintenance, de travailler en permanence sous pression. Faute d'"historique"des interventions, nous ne nous souvenions pas des dépannages que nous avions réalisés précédemment ", expose le responsable de la maintenance de l'usine Vital (groupe Sogéviandes, 1,28 milliard de francs de chiffre d'affaires, 600 salariés) de Cholet. Et encore, dans cette usine de transformation de viandes, le nombre de lignes et les ruptures de charge du process limitent les risques d'immobilisation pour cause de panne. " L'opérateur pouvait se retourner vers un "stock tampon" ou aller travailler sur un autre poste. Mais, au fur et à mesure de notre développement, il aurait fallu gonfler les effectifs et accroître la capacité de production ", ajoute ce responsable. Depuis un an et demi, l'usine a donc préféré s'engager dans une démarche de rationalisation de sa maintenance, dans le but d'accroître la disponibilité, la capacité et la productivité de ses équipements. Car, si la maintenance constitue un coût (10 à 15 % de la valeur ajoutée produite dans l'entreprise), elle est aussi l'une des dernières variables d'ajustement. Mais, avant de foncer tête baissée dans la TPM, la GMAO (gestion de la maintenance assistée par ordinateur) et la maintenance préventive, encore faut-il préparer le terrain. Ce qui passe généralement par une réorganisation du service de la maintenance et une étroite collaboration entre la production et la maintenance. Ce n'est qu'une fois ce processus maîtrisé en interne que certaines tâches peuvent être externalisées, sans risque pour l'entreprise de perte de savoir et de savoir-faire.

 

Mettre en place une maintenance " experte "

 

A écouter certains vendeurs de logiciels, il suffit d'investir dans un système de GMAO pour accroître immédiatement l'efficacité de ses équipements de 25 %. Ce n'est peut-être pas faux, mais l'informatique n'est pas un outil miracle. La preuve : Pompes Grundfos, qui emploie 400 personnes à Longeville-lès-Saint-Avold (Moselle), a préféré abandonner son système informatique. " Les équipes de maintenance perdaient 10 % de leur temps à entrer des données dans un système informatique que personne ne consultait ", rapporte Vincent Borelli, le responsable de la production. L'usine a préféré opter pour des fiches " papier ", remplies directement par les opérateurs, où sont consignées les actions de prévention, les petits dysfonctionnements et les pannes. " Il faut d'abord s'organiser ", insiste Jean Bufferne, de l'Afil. Passer du curatif au préventif nécessite en effet un mode de gestion de la maintenance plus formalisé et rigoureux : mise en place de procédures d'achat et de gestion des stocks de pièces de rechange claires, création de systèmes de recueil de données, " traçabilité " des actions préventives. A l'usine William Saurin (groupe Panzani) de Saint-Marcel (Saône-et-Loire), l'intervention des agents de maintenance est soigneusement orchestrée jusque dans les moindres détails. " Pour éviter de perdre du temps dans l'atelier, tout est noté sur la fiche d'intervention : la durée du dépannage, les pièces de rechange à prévoir, et même s'il faut se munir d'un extincteur ou d'une échelle ", explique Claude Colin, responsable du service de la maintenance. De " bonne à tout faire ", la maintenance devient aussi une affaire de spécialistes." En curatif, on concentre le savoir-faire sur quelques personnes très compétentes. En préventif, les travaux de base deviennent accessibles à un plus grand nombre ", explique le responsable de la maintenance de l'usine choletaise de Vital, dont la structure a progressivement évolué, passant d'une équipe d'ouvriers spécialisés à des techniciens et électromécaniciens généralistes. Cette augmentation du niveau technique de la maintenance est d'autant plus intéressante et motivante pour les agents que les interventions préventives se font dans des conditions moins stressantes. Ce n'est qu'ensuite que l'informatisation de la maintenance peut permettre d'optimiser la gestion du parc de machines. GMAO pour les uns, logiciels maison pour les autres, quelques indicateurs sont généralement suffisants pour analyser les coûts de maintenance équipement par équipement et suivre la consommation de pièces détachées : taux de pannes, temps de fonctionnement moyen (MTBF), temps d'intervention moyen (MTTR), achats et gestion du stock des pièces de rechange, évolution des dépenses de maintenance, etc. " A partir de ces données, nous construisons des programmes de maintenance prévisionnelle. Nous pouvons ainsi décider de "revisiter" tel filtre ou telle pompe ", rapporte Jean Grenier, le sous-directeur technique de Naphtachimie, la filiale d'Elf-Atochem et de BP Chemicals implantée à Lavéra (Bouches-du-Rhône). Dans cette installation classée, qui produit près de 700 000 tonnes d'éthylène par an, les gros travaux de maintenance sont même programmés dans le cadre de plans quinquennaux. Mais, pour en arriver là, l'ensemble du parc de machines a été soigneusement recensé dans des bases de données " historiques " retraçant la vie des appareils. Or, dans les PMI, c'est souvent là que le bât blesse. " Beaucoup de GMAO finissent dans le placard faute de disposer des moyens d'alimenter le système en données ", constate Daniel Richet, le chef du département innovation et transfert à l'Adepa (Agence de la productique). Sauf à pouvoir dépêcher une personne pour la seule gestion de la GMAO.

 

Faire sauter les barrières avec la production
 

Longtemps le personnel de production a considéré la maintenance comme un sujet tabou. Sa seule préoccupation était " d'appuyer sur le bouton le matin pour faire tourner les machines et tenir les objectifs ". Quitte, parfois, à utiliser les équipements au-dessous de leur capacité optimale pour pallier des défauts latents. " Quand une machine ne fonctionnait pas, c'était toujours de notre faute ", raconte un responsable de maintenance. C'est de moins en moins vrai, car qui est mieux placé, pour détecter une anomalie sur une machine, que celui qui l'utilise tous les jours ? A condition, évidemment, de ne pas déléguer à l'opérateur ce que la maintenance n'est pas capable de régler elle-même. Toute la difficulté est d'arriver à faire comprendre à la production et à la maintenance qu'elles partagent un intérêt commun. D'autant qu'une panne ne provient pas forcément de l'usure ou de la casse d'une pièce, mais bien souvent d'une mauvaise utilisation de l'équipement. L'été dernier, l'usine Vital de Cholet a accru l'efficacité de sa ligne de fabrication saisonnière de brochettes de près de 25 % grâce notamment à une meilleure sensibilisation des opérateurs aux problèmes de réglage et de calage. Partout la tendance est à la décentralisation des tâches de maintenance simples (graissage, changement de filtre, resserrage d'un écrou, etc.) au niveau de l'opérateur. Et d'aboutir ainsi à décharger la maintenance des tâches à faible valeur ajoutée afin de mieux se consacrer aux actions d'amélioration. C'est la politique suivie par William Saurin à Saint-Marcel. Il y a deux ans, une dizaine d'opérateurs ont été formés à la conduite de machines automatisées. Objectif de ce module de quatre cents heures : connaître le fonctionnement de sa machine pour pouvoir non seulement diagnostiquer la moindre anomalie, mais aussi se débrouiller seul en cas d'incident mineur. Et si l'intervention de la maintenance s'impose, l'opérateur peut alors guider le technicien plutôt que de le laisser rechercher seul l'origine de la panne.

 

 

Faciliter la remontée d'informations
 

Mais la collaboration entre la maintenance et la production ne s'arrête pas au seul dépannage. Elle doit également faciliter la remontée d'informations. Chez Oxysynthèse, petite unité de production de peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée concentrée à 70 %) de 100 salariés implantée à Jarrie (Isère) et filiale d'Atochem et d'Air liquide, une réunion quotidienne a lieu entre la maintenance et l'exploitation pour faire le point. Tout incident fait l'objet d'un compte rendu rédigé par l'exploitant et envoyé au service de la maintenance. A lui de définir ensuite des actions d'amélioration. Il n'empêche que, sans réelle implication de la direction et sans responsabilisation de la production aux enjeux de la maintenance, les retours d'expériences se font attendre. C'est le cas dans cette grande entreprise pharmaceutique où les techniciens d'atelier ont pour mission d'assurer les changements de formats et de remédier aux pannes. Mais, une fois la machine réparée, ils ne font l'objet d'aucune incitation à remplir leurs rapports d'intervention, ce qui fausse du même coup les données nécessaires au service de la maintenance pour l'élaboration d'actions préventives.

 

Externaliser les tâches annexes ou pointues

 

Dans le budget de maintenance des usines, les coûts de main-d'oeuvre représentent généralement le plus gros poste de dépenses. En même temps qu'ils délèguent de plus en plus les tâches de maintenance de niveau 1 aux opérateurs, les services de maintenance n'hésitent pas à confier une partie des travaux à des prestataires extérieurs. Avec l'idée de dégager des heures de mécanicien en interne pour faire des améliorations et réfléchir aux futurs investissements. Par exemple, pour remplacer un matériel peu fiable. Mais ces travaux de sous-traitance restent circonscrits. Soit à des tâches annexes et à faible valeur ajoutée pour l'entreprise, telles que l'usinage et le calorifugeage. Soit, à l'inverse, à des domaines techniques nécessitant l'intervention de spécialistes, comme les systèmes numériques de commande. " La sous-traitance d'une ligne de production ne sera ni rapide ni globale ", pronostique Raymond Jammot, président du CNMI (Conseil national de la maintenance industrielle). Et ce n'est pas seulement pour une question d'argent. " Nous souhaitons conserver un certain nombre de métiers en interne pour préserver notre savoir-faire ", explique Gérard Mottier, responsable de la maintenance chez Oxysynthèse. Ce dernier sous-traite tout de même 40 % des travaux de maintenance à des prestataires de services. L'externalisation de la maintenance se heurte également un autre obstacle, les retours d'expériences. Or c'est grâce à toutes ces précieuses informations remontées du terrain que la maintenance peut atteindre un niveau de performances élevé. Et alors seulement se faire presque " oublier " dans les ateliers.

 

 

 

Les sigles à connaitre

 

TPM (" total productive maintenance ")

Méthode importée du Japon visant à éliminer les principales sources de pertes de production en vue d'atteindre l'efficacité optimale des équipements. Une démarche TPM repose notamment sur des actions de maintenance préventive et sur la prise en charge par les opérateurs de l'entretien de leur propre machine.

 

MTBF (" mean time between failures ")

Indicateur mesurant le temps moyen entre deux pannes. Il sert à évaluer la disponibilité d'un équipement.

 

MTTR (" mean time to repair ")

 

Indicateur mesurant le temps moyen nécessaire pour réparer (durée de l'arrêt de la machine et de l'intervention de la maintenance). Il permet de calculer la " maintenabilité " d'un équipement.

 

TRG C'est le taux de rendement globale d'un équipement. Il permet de connaître le " manque à gagner " d'un équipement lié aux aléas de production (changement de formats, pannes, sous-vitesse, etc.). Selon les estimations, le TRG moyen, dans les usines, oscille entre 40 et 60 %.

 

Les clés d'une bonne maintenance
 

Sur les machines

 

  • Répertorier et numéroter l'ensemble des machines et collecter les informations disponibles sur chacune d'elles.

  • Etablir un dossier technique pour chaque machine.

  • Déterminer le niveau de criticité de chaque équipement (influence d'une panne sur le reste de la production).

 

Avec les opérateurs

  • Engager une action de formation pour expliquer ce qu'est la maintenance.

  • Confier aux opérateurs des tâches simples : graissage, nettoyage, observations visuelles sur l'état des machines.

  • Les inciter à signaler toute anomalie ou incident.

 

Avec le service de maintenance

  • Formaliser l'ensemble des procédures : gestion des pièces de rechange, fiches de recueil des observations, etc.

 

Etablir un programme prévisionnel avec un suivi des actions entreprises.

Concentrer les équipes internes sur les actions les plus critiques et sous-traiter les tâches trop spécifiques ou à faible valeur ajoutée.

 

Le témoignage de Jean-Pierre Métay

Responsable de la maintenance et de l'outillage à l'usine Sachs Industries (filiale de Fichtelsachs, du groupe allemand Mannesmann) de Saint-Siméon-de-Bressieux (Isère) ; fabrication de chaînes pour les cycles et l'automobile (165 millions de francs de chiffre d'affaires, 280 salariés).

" Tout part de l'opérateur "

" Nous nous sommes engagés dans une démarche de TPM voilà un an et demi, avec l'objectif de pallier les "opérations pompier" et d'accroître la disponibilité de nos équipements de l'ordre de 60 à 90 %. Mais, plus que de la mise en place d'un outil informatique, la réussite de ce type de démarche dépend surtout de l'implication des opérateurs. Nous avons commencé par faire appel à un organisme de formation pour expliquer aux opérateurs ce qu'est la maintenance. En interne, nous avons abordé les points techniques. Mais nous ne nous sommes pas présentés devant les opérateurs avec "cinquante mille" choses à leur faire accomplir : nous leur avons d'abord confié des tâches de maintenance qu'ils connaissaient ou qu'ils faisaient spontanément (graissage, entretien, observations visuelles sur l'état de leur machine), en insistant sur les avantages qu'ils pouvaient en retirer dans leur propre travail. Ensuite, nous avons progressivement élevé le niveau technique. Les opérateurs sont aujourd'hui capables de changer des pièces précises ou de donner un coup de main au régleur.

Les opérateurs ont également été associés à l'élaboration des fiches de maintenance "papier", qu'ils remplissent quotidiennement en cochant les points de contrôle et en complétant la case "observations". Les techniciens des méthodes de la maintenance font le tri et répartissent les actions d'amélioration. Pour préserver la motivation des opérateurs, il faut absolument répondre rapidement à leurs suggestions en expliquant pourquoi l'on prend ou non en compte leurs demandes. Actuellement, dans les ateliers, nous avons informatisé les postes prioritaires en privilégiant les personnes les plus motivées par l'informatique. Ces opérateurs saisissent directement sur l'écran leurs fiches de maintenance, mais, d'ici à deux ans, tous les postes devraient être informatisés. Beaucoup de ces salariés, étant âgés de 45 à 55 ans, n'avaient jamais vu un ordinateur. Nous avons été surpris de constater qu'ils se sont bien adaptés et que, pour certains, c'est même une source de motivation. "

 

 

Le témoignage de Claude Colin

Responsable du département maintenance de l'usine William Saurin (groupe Panzani) à Saint-Marcel (Saône-et-Loire) ; fabrication de plats cuisinés (250 millions de francs de chiffre d'affaires, 210 salariés).

 

" Ne pas aller trop loin dans la perfection "

" Après avoir réduit de 43 % nos coûts de maintenance entre 1988 et 1995, tout en gagnant 36 % d'heures de production pour un tonnage équivalent, nous nous demandons à présent jusqu'où pousser la logique de la maintenance préventive. On peut toujours viser le "zéro panne", mais cela a un prix. Dans notre budget de maintenance, c'est la main-d'oeuvre qui constitue le coût le plus élevé. Or, sur certaines de nos installations, nous constatons que les heures de panne gagnées ne "paient" pas forcément les heures de dépannage préventif dépensées. Dans le cas des stérilisateurs, par exemple, pour diminuer les pannes de 18 %, nous avons dû accroître notre maintenance préventive de 70 %, alors qu'un stérilisateur qui tombe en panne ne bloquera pas la production. De même, sur d'autres équipements, nous programmons trois vérifications annuelles, alors que deux seraient sans doute suffisantes. En revanche, dès qu'il s'agit d'une machine clé, comme une sertisseuse, dont l'immobilisation risque d'arrêter une ligne de fabrication occupant trente personnes et de gâcher la matière première, le préventif s'impose. Il faut faire une analyse machine par machine. Actuellement, 50 % de nos interventions de maintenance sont préventives. Notre objectif est de passer à 70 %, mais cela devra être contrôlé selon les équipements. Notre nouveau système informatique devrait nous y aider : nous allons pouvoir faire des analyses plus fines et mieux lisser la charge de travail des techniciens de maintenance. "

 

Le témoignage de Philippe Escofier

Responsable de la maintenance à l'usine Fressynet de Saint-Chamond (Loire), spécialisée dans la fabrication de tresses métalliques (61 millions de francs de chiffre d'affaires, 103 salariés) ; groupe Forissier (trois usines, dont deux à Saint-Chamond et une usine de câblerie, Charbonnet, à Beynost, dans l'Ain).

" Nous connaissons mieux nos machines "

" Quand nous avons entrepris notre démarche TPM, en mars 1995, nous nous sommes retrouvés avec plus de 600 machines à répertorier et à numéroter, mais la plupart n'avaient pas de dossier technique rédigé. Jusqu'alors, leur fonctionnement obéissait surtout à des instructions orales. Avant de pouvoir nous engager dans des actions de mainte- nance préventive, il nous a fallu reconstituer les plans mécaniques d'un grand nombre d'équipements et refaire certains schémas électriques. Aujourd'hui, lorsque nous achetons une machine, nous demandons systématiquement les plans d'instruction aux fabricants. Parallèlement, pour réduire le nombre de références de notre stock de pièces de rechange, nous remplaçons autant que possible les pièces en place, telles que les courroies, par des pièces standards et moins coûteuses. Nous avons aussi fait appel à nos fournisseurs de matériels pour qu'ils nous apportent leur expertise technique sur les machines. En travaillant avec eux, nous nous sommes ainsi aperçus que les opérateurs avaient pris l'habitude de ne pas faire tourner certains équipements à leur vitesse nominale, leurs machines présentant des défauts latents qui étaient devenus presque "normaux" au fil du temps. Grâce à des travaux d'amélioration, nous avons pu accroître la disponibilité, la sécurité et la fiabilité de nos équipements, et même réaliser des gains de productivité non négligeables. "

Texte paru dans l'usine nouvelle en 1996 (article N80578)

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